Nombreux sont les jeunes étudiants ou jeunes salariés qui s’interrogent sur le fait de rentrer au bercail ou pas et ce groupe va les aider dans leur réflexion par les retours d’expériences. 

Pour ma part, j’ai quitté Dakar en 2010 après une Licence en Gestion d’Entreprise de l’école BEM. Partir a toujours été un rêve, parce que c’était partir pour apprendre de nouvelles compétences pour rentrer aider à faire bouger les choses dans mon pays et sur mon continent, et bien entendu on va pas se mentir, me permettre d’avoir des prétentions salariales plus élevées. On a un potentiel tellement énorme et tellement inexploité. Apres 2 Master en Sciences Politiques et Gestion des Risques (Nanterre) puis Audit et contrôle de gestion (INSEEC) , me voilà consultant en SI et organisation des entreprises dans un des cabinets du Big 4. Mes 3 années d’alternances dans de grosses structures telles que la RATP ou le Crédit Agricole m’ont ouvert beaucoup de portes.

Les galères à la préfecture, le fait de ne pas me sentir forcément à ma place à cause de ma couleur de peau n’ont fait que m’endurcir et me motiver à réussir encore plus que je ne l’étais déjà. Ces aspects douloureux de la vie en France ont aussi confirmé ma volonté de rentrer mais pas à n’importe quel prix. Car les parents se sont saignés pour nous envoyer ici, je me suis saigné pour arriver à ma fonction actuelle et il est hors de question de rentrer être un fardeau pour la famille. Est ce que rentrer se confronter aux mentalités moyenâgeuses, aux jugements hâtifs, vivre en fonction du « qu’est ce que les gens vont dire dehors », renoncer à un niveau confortable de salaire pour moi et ma famille est un sacrifice qu’il faut faire pour réaliser ma volonté de changer les choses? Je dirai OUI et motiverai tous ceux qui hésitent encore à le faire, car si ce n’est pas nous qui changeons tout ce qui nous retient de rentrer, ces freins ne disparaîtront jamais.

Alors OUI! Rentrons! Mais rentrons préparés psychologiquement et ultra motivés à batailler dur car cela ne sera pas facile. Il vaut mieux batailler et souffrir pour notre continent que le faire pour un pays qui à la première occasion vous rejette et ne vous considère que par les sous que vous apportez à sa poche, pour un pays qui ne cesse de piller le vôtre. Voila mon pavé pour motiver les uns et les autres.

Yohanan Kevin Amorin


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